mercredi 16 décembre 2009

samedi 12 décembre 2009

DOC INDIGENE - "Le Père Noël" ("Santa Claus")




Paroles/Lyrics:

Tout là-haut dans le ciel
on peut voir scintiller
le grand chariot du Père Noël
peinant sous les paquets.

Pour tous les enfants sages
pour tous ceux qui ont bien travaillé
il emporte dans ses bagages
de beaux jouets.

Cette nuit sera
la plus douce de toutes les nuits
de belles chansons on chantera
en pensant aux petits

A tous ces gosses perdus
qui vont sans but dans les cités
De tous ces p'tits Enfants Jésus
abandonnés.

Toute la ville s'embrase
les fusées illuminent le ciel
on attend dans toutes les cases
le Père Noël.

mercredi 3 juin 2009

POLITIQUE : Le livre d'Akouët

Akouët, un inconditionnel de la famille Vergès a publié un livre. Il faut croire qu'il y avait urgence.Il est clair en effet, que les militants du Parti ont dû être quelque peu déroutés à la vue du patron tombant dans les bras du fils de Michel Debré. Debré , qui a fait tant de mal aux hommes de gauche de La Réunion.Il y a eu l'ordonnance qui porte son nom, qui a expédié en France les Quasimodo , Barret,Gamaleya, et les autres . Il a eu toutes ces fraudes électorales avec violences. Quant les assesseurs communistes avaient pu tenir jusqu'à 16 heures dans les bureaux de Saint-Louis,entre autres, on considérait cela comme une grande victoire. Moi même, médecin ,je n'avais pas eu l'agrément pour soigner les malades bénéficiaires de l'aide médicale gratuite, c'est à dire, à l'époque , l'essentiel des patients.Interpellé, Debré me conseillait,sans ménagement, d'aller exercer en région parisienne.Il y a eu cette cavale de Paul, qui a mis en danger bien des militants et des pères de familles tranquilles.
Akouët, veut justifier le grand timonier.Me revient en tête alors une conversation que j'avais eue avec celui -ci dans les années 1970.Paul ,lui avais-je dit, tu es tellement fort dans ce parti, que tu peux sans problème y introduire un peu plus de démocratie. Il y a des gens qui le souhaitent. " Tu me parles de démocratie- m'avait -il répondu- je vais de raconter une séance du conseil municipal du Port.J'interviens longuement sur une affaire et explique ce qu'il convient de décider.Après moi les conseillers approuvent cette vision claire et géniale du camarade Paul.Mais je m'aperçois en entendant tous ces éloges, qu'en fait je m'étais trompé.Je reprends alors la parole pour proposer une orientation totalement différente.Les mêmes conseillers qui m'avaient encensés précédemment, virent eux aussi de 180 degrés ,et reprennent leur concert de louanges, sans le moindre état d'âme. Tiens compte de cela, dans cette quête de démocratie qui t'honore"conclut-il.
Le pardon est une chose estimable.On pourrait peut être tout pardonner.Pardonner à Akouët d'avoir changé de camp.D'avoir rejoint celui des puissants. Oubliées les masses populaires.Abandonnée toute idées d'améliorer le sort des pauvres.Ce qui compte , c'est servir le pouvoir,le pouvoir des nantis, comme le font Debré et les autres.Les lendemains qui chantent attendront.
Des hommes ont remplacé d'autres hommes.Rien n'a fondamentalement changé. Pouvait-il en être autrement?

Le doc

vendredi 8 mai 2009

POLITIQUE : La Maison des Civilisations et le Peuple Noir

Nous avons déjà rappelé que nous avions proposé la création d'une maison de Madagascar et de l'Afrique, d'une autre de l'Inde et de la Chine, ainsi qu'une entité dédiée aux provinces de France.Nous avions envisagé alors, des structures légères peu onéreuses , et de gestion assez simple. On était loin du joujou des Vergés, manifestement inspiré par le souci de faire mieux que Tjibaou, en Nouvelle Calédonie.
Les noirs de La Réunion savent honorer leurs ancêtres, depuis toujours.Les économies réalisées sur un projet moins ambitieux, auraient pu servir à les aider à rattraper socialement et économiquement, les autres composantes de la population réunionnaise.
Madame Françoise Vergés, directrice de cette Maison des Civilisations, a su interviewer Aimé Césaire. Nous lui suggérons de recueillir les confidences d'un vieux cafre du Port, sur ce qui est plus urgent de faire pour aider les descendants d'esclaves, à la Réunion.
Les Vergés ont le pouvoir dans l'île, depuis quelque temps déjà.Nous savons bien que le problème des noirs n'est pas leur préoccupation majeure.Lors de la création des associations Présence Noire et Expression Noire, nous avons bien noté leur hostilité.
Nous avons la faiblesse d'espérer un nouveau souffle qui porterait Paul Verges à reprendre la route qui devait nous conduire vers des lendemains plus chaleureux et davantage solidaires.La coterie, en majorité blanche , voire zoreille, qui l'a détourné de son grand dessein, n'a pas fini de faire des dégâts à La Réunion.
Le doc

vendredi 1 mai 2009

POLITIQUE : La grippe mexicaine

Cette nouvelle pandémie ravive en moi quelques inquiétudes, quant à l'efficacité des services de l'île à appréhender la chose.Il y a quelques années de cela, suite à une information d'une cliente, qui me signalait de nombreux décès dans son élevage familial de volailles, j'avais pris l'initiative d'appeler la Dass.On était un vendredi. Et de plus il était quinze heures. Pas de réponse. Je me rabats sur le laboratoire vétérinaire du chaudron. Une dame me répond que ce n'est pas son problème. Et que je n'ai qu 'à m'adresser à la Dass. Je lui signale l'avoir fait sans succès, et lui suggère de s'en occuper, en passant par un canal interne. Elle s'emporte alors et raccroche le téléphone. Je me tourne vers la Préfecture, où un charmant membre du cabinet , qui a l'air tout surpris de la réaction de ce petit monde,me dit prendre les choses en main. Il appelle me dit-il , la directrice des services vétérinaires, sur son portable.Cette dame n'apprécie pas apparemment d'être dérangée pour si peu. Je lui précise que je ne fais que lui signaler un fait, par ces temps de veille sanitaire concernant la grippe aviaire.Elle me promet , alors d'envoyer quelqu'un chez ma cliente, par mesure de précaution. Elle n'en a rien fait.J'avais dit au sous préfet, que j'avais queques doutes sur la fiabilité de ses services , en cas de coup dur.L'affaire du chickunguya, m'a malheureusement , donné raison.

video
La rue Maréchal Leclerc, la plus grande artère commerciale de l'île, pourrait connaître des moments moins sereins, en cas de propagation de la grippe méxicaine dans l'océan indien.

jeudi 23 avril 2009

POLITIQUE : Les états généraux de l´Outre-mer

Voilà une occasion de tout déballer, et d’avancer dans la voie du progrès. Pendant des années, nous avons milité pour une certaine autonomie de La Réunion. Le moment est venu de pouvoir se faire entendre. C’est un gouvernement de droite qui lance l’affaire. Curieux , Non?Est -ce une raison, pour refuser de participer au débat?Certains ont-ils changé d’avis? Sont-ils bien finalement dans le système?

Deux choses me reviennent à l’esprit.Lors d’une réunion clandestine du comité central du Parti, Paul avait fait une déclaration solennelle, mettant en garde les camarades, contre la difficulté du combat. ”Quand nous arriverons au pouvoir, avait-il dit, si la majorité d’entre nous n’ont pas péris, c’est que nous aurions, quelque part, trahis nos idées” .C’ était clair et net.

Beaucoup plus tard, lors de la dernière assemblée générale de cellules à laquelle j’assistais, au Port, j’avais comme voisin , Daniel Lallemant. Je n’étais plus en odeur de sainteté Je lui suggérais, alors , de poser la question de savoir si le mot d’ordre de l’autonomie démocratique et populaire n’était pas devenu obsolète.. Cela a eu pour résultat de faire bondir le jeune Laurent Vergès, qui s’est emparé d’un micro , pour pourfendre les petits bourgeois qui allaient subir, un jour , les châtiments du peuple réunionnais. Laurent était-il sincère? je pense que oui. Qu’aurait-il décidé aujourd’hui? Question difficile. Les temps ont changé. Les héros sont peut être fatigués aussi.

Il n’empêche qu’à La Réunion, plus on est foncé de peau , plus on est pauvre, voire exclu. Une minorité se gave. Beaucoup de jeunes se réfugient dans la drogue. Il y a d’un côté, les fonctionnaires, les chouchous du gouvernement, aux salaires majorés. Et de l’autre, les employés du secteur privé, aux salaires d’indigènes. Cela,c’est sûr, Laurent ,ne l’aurait pas accepté éternellement.

Il est loin le temps où les fonctionnaires “démocrates” versaient la part majorée de leur salaire sur un compte commun, devant servir au développement de l’île. Je pense à mon ami Bûschle, employé à la mairie du Port, qui était fier de participer à cette noble cause.

La rivière ne remonte pas à sa source. Soit. , Mais au lieu de se disputer pour une Maison des Civilisations, qui est sûrement un concept qui ne manque pas d’intérêt, il serait plus militant de s’occuper de La Réunion , de ses problèmes et de tous ses laissés pour compte. Etudiants, nous rêvions d’une certaine Autonomie de gestion pour l’île. En aucun cas, d’une démocratie populaire. Ceci, encore moins, à la fin des années 1970, où ce concept avait perdu toute crédibilité, n’en déplaise à Daniel Lallemand. Les fonctionnaires qui protègent leur statut de sur-rémunérés, sont de fait des autonomistes, à leur façon . La chose est donc possible. La Région , avec l’aide du Conseil général, pourrait s’attaquer à ce chantier; afin que La Réunion trouve sa véritable place au sein de la République française. En toutes hypothèses, le débat aura lieu un jour .

lundi 13 avril 2009

Spring is back !


Le printemps est de retour. Les tulipes explosent. Déclinés à l’infini, leurs tons grisent les plus endurcis. Les parterres multicolores narguent, par dessus mille misères, les champs de pavots d’Afghanistan. Pas besoin, ici, d’attendre le suc que la lame fera sourdre des capsules idolâtrées. Plié en deux, là-bas, un vieillard récoltera pour nous , la précieuse substance. Magie de la couleur, magie de l’argent. Le paradis paraît bien loin à celui qui scrute l’horizon , par dessus un champ de pavots.

lundi 30 mars 2009

POLITIQUE : Mayotte, département français !

Mayotte, département français! Un grand jour pour l'île aux parfums? Pas sûr!


Ce qu'on a dit pour La Réunion , est encore plus valable pour elle. Ce pays a une civilisation bien différente de la civilisation française. Et même si on occulte le fait , qu'il fait partie de l'archipel des Comores, force est de reconnaître qu'il aurait été plus intelligent de le laisser évoluer doucement, comme c'était le cas jusqu'ici. Il est certain, que bien des populations, surtout par les temps qui courent, aimeraient bien s'adosser à un pays développé, au lieu de mourir dans des embarcations de fortune, à la porte de celui-ci. Pourtant la solution passe par le développement des pays pauvres


Et non par ces décisions politiques, qui condamnent des peuples à devenir des mendiants dénaturés. Pour le profit de qui? En avez vous une idée?

mercredi 25 mars 2009

La Réunion lontan - Episode 02 : Cilaos et le Grand Séminaire


Dans ces années d'après guerre, Cilaos abritait le Grand Séminaire, qui accueillait bon nombre d'adolescents de bourgeois des Bas.


Pour la plupart d'entre eux , il n'était aucunement question d'entrer dans les Ordres, mais seulement de suivre un enseignement qu'ils avaient du mal à accepter au lycée de Saint-Denis unique établissement secondaire de l'île.


Ils vivaient totalement à l'écart de la population locale, jusqu'à l'arrivée d'un curé d'origine mauricienne, le père De Robillard, jeune homme dynamique et ouvert.


Celui-ci a commencé par organiser des matchs de foot contre les Cilaosiens. Malgré les réticences du prêtre , j'avais intégré le groupe des villageois, qui l'avait , bien sûr , emporté.


Ce rapprochement n'avait pas été beaucoup plus loin , mais c'était déjà un événement !


Les gens du littoral gagnaient les hauts de l'île pendants les vacances d'été. Un imposant groupe de jeunes se constituait à cette occasion. Le groupe était enrichi par quelques filles de l'endroit


.Et quelques idylles se nouaient, comme partout ailleurs. Il faut préciser, toutefois, qu'à l'époque, on respectait les copines et que les grossesses accidentelles étaient rarissimes, malgré l'absence de moyens contraceptifs.


Les adultes en villégiature, sortaient peu. Quelques hommes se retrouvaient chez Miline, qui tenait un bistrot en face de la gendarmerie. On y jouait aux cartes, aux dominos, parfois jusque tard dans la soirée. Miline avait sûrement été une belle femme. En tout cas , elle était très aimable.


Son bistrot servait aussi de salle de bal , pour les mariages.


Un mariage était un événement majeur , dans Cilaos. Parfois le cortège arrivait de Bras Sec, le village de l'autre côté de la ravine.


Les invités se chaussaient en arrivant à Cilaos et là, musique en tête , tout ce petit monde se dirigeait vers la Mairie , puis l'église, accompagné par les gamins , ravis du spectacle.


Le village bougeait un moment, puis se rendormait. C'était le calme absolu, rompu seulement par un autre événement moins serein et moins glorieux, les élections.

mardi 24 mars 2009

La Réunion lontan - Episode 01 : Cilaos et le car courant d'air

La Réunion a beaucoup changé. C'est peu de le dire! Je me souviens de Cilaos à la fin des années 1940. C'est pas hier! On y accédait en car courant d'air,le fameux car Patel, du nom de son propriétaire. Il y avait une chaîne, à Pavillon , une autre au niveau du tunnel, me semble -t-il,ou peut être de Peter Both.


En tout cas , la circulation se faisait en alternance, tant la route, le plus souvent , simple chemin de terre , était étroite. Le car était évidemment bondé. Il n'y avait qu'une seule et unique rotation par jour.

Il fallait avoir le coeur bien accroché, en surplombant la rivière qui serpentait tout en bas, sans aucun muret pour stopper le véhicule qui aurait eu la mauvaise idée de dévaler la falaise.

J'avais failli subir ce terrible sort, un jour ,de grand matin, en quittant la Maison Forestière, lieu de retrouvailles avec mes parents, mes soeurs , et aussi lieu de vacances sublimes, loin de la moiteur de Saint-Denis.

Le car avait perdu une roue , juste dans un virage. J'étais du côté du ravin. J'ai vu l'assistant du chauffeur se précipiter dans le vide et réussir à s'agripper à une touffe d'herbes.


Fort heureusement, une pierre bien scellée a parfaitement joué son rôle de garde fou ; , et a renvoyé le véhicule contre la falaise, où il s'est immobilisé. C'était moins une !


Il a fallu attendre un bus de remplacement, sans aucun commentaire de la part du transporteur!


L'arrivée à Cilaos était tout simplement féerique. En août , c'était les pêchers en fleur, véritable merveille pour des gens venant des bas. C'était aussi ces montagnes magnifiques se détachant sur un ciel bleu. Et cette fraîcheur!


Et puis , ce village absolument sublime, avec l'église toute blanche et bleue, et flanqué à sa gauche , le Grand Hôtel, majestueux.


Face à la maison forestière il avait la gendarmerie, et une vielle maison en tôle. Il n'y avait pas , encore , cet affreux terrain de sport, laideur absolue!.


Plus loin , derrière la Poste , toujours là, se trouvait le Fond de tennis, un bois de pin maritime avec des courts de tennis sur gazon. On n' avait pas encore bétonné l'endroit avec ce collège qui aurait pu être construit ailleurs!

On ne voyait pratiquement pas de voitures. Aussi la cadillac décapotable des frères de Palmas, ne passait pas inaperçue surtout qu'elle roulait au pas pour se faire admirer, disputant la vedette aux deux soeurs chinoises, compagnes enviées de ces messieurs, décidément bénis des Dieux.

lundi 23 mars 2009

POLITIQUE : Que fait la Région Réunion ?

Au début des années 60 ,les étudiants réunionnais membres de L'UGECR (Union Générale des Etudiants Créoles de la Réunion), revendiquaient l'autonomie pour La Réunion. Depuis les choses ont évolué, mais pas fondamentalement changé. La régionalisation a cependant offert aux élus des moyens nouveaux qu'ils rechignent à utiliser, semble-t-il. En tout cas, on ne les entend pas exiger des prérogatives nouvelles . Ils semblent se satisfaire de la situation présente qui les nourrit bien. Faudra -t-il un soulèvement généralisé des laissés pour compte, pour qu'ils retrouvent le chemin de la réflexion. Ne sont-ils pas prisonniers de leurs murs de béton!

jeudi 19 mars 2009

POLITIQUE : La Maison des Civilisations

La Maison des Civilisations est une bonne idée trahie par la folie des grandeurs des politiques à l'égo surdimensionné.


On pouvait très bien se contenter de petites structures réparties dans la ville


comme celles envisagées dans un programme électoral que nous avions proposé , sans grand succès , à saint-Denis.


Il était prévu ,la Maison de l'Afrique, celles de l'Inde, de Madagascar, des Provinces de France, de la Chine et du Pakistan.


Il était, fortement question, aussi , de solliciter le concours des diverses composantes de la population réunionnaise,

afin d'obtenir un consensus tout à fait indispensable à une telle ambition.